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Proposées par Béa Johnson à l’aube de son livre « Zéro Déchet », les 5 règles du zéro déchet sont simples, même si elles ne sont pas toujours évidentes à mettre en place quand on se lance dans l’aventure. Après tout, cela lui a pris 2 ans pour y parvenir, alors inutile de s’angoisser si la mise en place prend un peu de temps ! L’important, c’est de se lancer, d’essayer de réduire ses déchets et de changer ses habitudes de vie et de consommation, car après tout, « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! ».

Les 5 règles du Zéro Déchet :

  1. REFUSER ce dont nous n’avons pas besoin.
  2. RÉDUIRE ce dont nous avons besoin mais que nous ne pouvons pas refuser.
  3. RÉUTILISER ce que nous consommons et que nous ne pouvons ni refuser, ni réduire.
  4. RECYCLER ce que nous ne pouvons ni refuser, ni réduire, ni réutiliser.
  5. COMPOSTER tout le reste.

La première chose à bien comprendre, c’est que pour Béa Johnson, le recyclage (papier, verre etc) c’est déjà trop, car cela implique une autre forme de pollution dans le cycle de recyclage, mais aussi dans la fabrication etc. Donc le recyclage est bien présent dans ses règles, mais seulement en quatrième position. Elle est taxée d’extrémiste notamment sur ce point, mais elle argumente tellement bien ses choix que nous-mêmes allons les suivre. Le plus dur sera finalement de faire comprendre à tout le monde autour de nous ces choix.

Maintenant, reprenons ses règles une par une :

  1. Refuser : en réduisant la demande, cela permet à l’offre de se réduire également. Si on « prend », on accepte et on fait augmenter la demande. Bref, moins de produits finalement inutiles, et moins d’offre, donc moins de déchets. Adieu cartes de visite, stylos gratuits, prospectus dans la boîte aux lettres, pochettes cadeaux et échantillons gratuits, tickets de caisse, papier emballant le pain, articles en plastique à usage unique (gobelets, couverts, serviettes et mouchoirs en papier, pailles…). Et gare aux objets gratuits ! Pour reprendre ses mots : « Tout produit manufacturé a une empreinte carbone élevée et des coûts environnementaux. »
  2. « Réduire, c’est contribuer directement à la résolution de la crise environnementale. » écrit Bea Johnson dans son livre. Pour cela, il suffit d’évaluer sa propre consommation passée et de se défaire de ce qui n’est pas nécessaire (pas en jetant, hein ! En donnant, vendant, troquant etc). Cela permet « d’éviter d’accumuler des biens (qui épuisent les ressources naturelles) et de choisir la qualité (réparable) plutôt que la quantité (jetable). » Cela fait augmenter le marché de l’occasion, de la collectivité, et permet d’apprendre à réutiliser et à mieux choisir ce qui est d’occasion. Il faut aussi réduire sa consommation actuelle et future (réduire ses achats, ses effets personnels, sa technologie, ses quantités, sa consommation d’énergie, d’eau, l’utilisation de sa voiture, choisir une maison plus petite etc). Enfin, il faut éviter les activités qui soutiennent ou provoquent la consommation, comme l’exposition aux médias (la télévision, le shopping…). Dans son livre, elle liste des entreprises qui permettent justement de valoriser le marché de l’occasion ! Et c’est d’ailleurs meilleur pour le moral… Tous ces livres qui attendent d’être lus dans votre bibliothèque, à chaque fois que vous les regardez, vous regrettez de ne pas avoir le temps de les lire etc. S’ils servent à quelqu’un d’autre, tant mieux ! Ils ne vous culpabiliseront plus !
  3. Réutiliser a mauvaise réputation, c’est un peu le style hippie, ou celui de nos grand-mères. Mais qu’importe puisqu’en ayant suivi les points 1 et 2, il vous restera finalement beaucoup moins de choses à réutiliser. « La réutilisation est le pivot central du zéro déchet : elle s’attaque au problème de la consommation et participe à la sauvegarde de l’environnement, tout en donnant une dernière chance de ne pas jeter ». C’est un autre moyen de militer contre l’obsolescente programmée, l’un des plus gros problèmes actuellement. On retrouvera dans les objets réutilisables notamment les cabas, les gourdes ou thermos, les bocaux, les bouteilles en verre, les sacs en tissu et chiffons, les torchons, serviettes et mouchoirs en tissu, et les piles rechargeables, par exemple.
  4. Le recyclage : Le principal problème actuel du recyclage est qu’il n’est pas suffisamment réglementé pour endiguer le problème des déchets. Le recyclage dépend de chaque ville, de chaque fabriquant, de la capacité des consommateurs à connaître la politique de leur ville en matière de recyclage et à mettre cela correctement en pratique, des systèmes de récolte des déchets, de la capacité des centres de tri… Bref, « à chaque nouvel achat, on devrait évaluer le cycle de vie entier du produit, dont sa recyclabilité. Non seulement les matières plastiques sont toxiques lors de leur production, de leur consommation et de leur recyclage, mais celles qui sont recyclées se dégradent lors de ce processus, sont transformées en produits non recyclables (décyclées) et sont par conséquent vouées à finir à la décharge. » écrit aussi Bea Johnson. Bref, il faut apprendre par cœur ce qu’on peut ou non recycler dans sa ville, ne pas hésiter à se rendre dans son centre de tri pour en apprendre davantage, choisir un endroit pratique pour le bac à recyclage, puis trouver des sites de collecte pour les matériaux non recyclables (bouchons etc) et attribuer un bac pour les bouchons etc.
  5. Le compostage, quant à lui, sert à recycler les matières organiques. Il en existe plusieurs type et en fonction de chacun, les déchets verts et organiques ne se décomposent pas à la même vitesse. Il suffit de se renseigner sur le sujet et il existe tellement de vidéos disponibles sur Youtube en fonction du compostage que vous désirez que toutes les informations sont à portée de main !
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