coconut-oil-2535272_1920Une vie sans déodorant, ou tout du moins avec un déo « maison » bio à base d’huile de coco, c’est possible, pratique, économique et bon pour la santé !

Commençons par rappeler que la transpiration n’a pas d’odeur. Ce sont les « mauvaises » bactéries, dont la prolifération est favorisée par la présence des poils, qui donnent à la transpiration sa mauvaise odeur. À noter : les déo et anti-transpirants détruisent les bonnes bactéries et font croître la présence de ces mauvaises bactéries… Mais on y reviendra plus loin. Ajoutons également que la nocivité des aérosols pour notre planète n’est plus à prouver !

Quant aux déodorants et aux anti-transpirants (par ici pour ceux qui veulent savoir faire les différence), ils sont composés de produits chimiques (Paraben, parfums etc) et pour la plupart, de sels d’aluminium soupçonnés de favoriser l’apparition de cancers du sein. C’est lorsque les déodorants sont utilisés juste après l’épilation ou le rasage, qu’ils sont dangereux, car les sels d’aluminium pénètrent directement dans le sang via les micro-lésions que notre épilation/rasage aura provoquées. Un rapport de 2011 de l’Affsaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) préconise de limiter l’usage des sels d’aluminium « afin de protéger des risques osseux et neurotoxiques »… Pas très engageant, non ? Ce qui est clair, c’est que l’industrie du déo pèse des milliards, que la communauté scientifique est divisée, et que toutes les études concluantes sur le sujet ne l’ont pas été assez pour l’instant manifestement, pour faire interdire les sels d’aluminium. À chacun de se faire son opinion… Nous, le doute nous a convaincus de nous tourner vers quelque chose de plus naturel.

Après tout, pourquoi prendre des risques finalement ? On apprend dans cette vidéo notamment (minute 4’15) qu’on sent plus mauvais sous les bras après avoir mis un déodorant. En effet, ce dernier modifie la chimie de nos aisselles, tue les bonnes bactéries et fait proliférer les mauvaises, responsables des odeurs désagréables. Finalement, cela nous convainc donc d’utiliser davantage de déodorant, et lorsque notre corps « s’adapte », on en change, et on en teste un autre ! Mais est-ce vraiment nécessaire de mettre sous nos aisselles des produits chimiques au lieu de tenter du naturel ?

Je me souviens d’un été où je changeais de tee-shirt 3 fois par jour, car plus aucun déodorant ne fonctionnait, et je ne supportais plus mon odeur de transpiration qui revenait au bout de 5 minutes, après une douche et du déodorant. Quel embarras ! Ce fut le dernier été-galère de ce côté-là… Après ça, j’ai dit « stop »!

Cela fait désormais 3 ans que nous ne mettons plus de déodorants ou d’anti-transpirants chimiques, et on ne s’en porte que mieux. Nos aisselles sentent bien meilleures… Fini les odeurs insupportables ! Et surtout, notre déo « maison » est économe, bio et largement suffisant pour nous désormais !

À noter : la « pierre d’alun » contient elle aussi des sels d’aluminium. S’ils sont plus « gros » que dans les déodorants et anti-transpirants, ils passent malgré tout dans le sang en cas de micro-lésions post épilation/rasage…

Bref, de plus en plus de femmes se détournent des déodorants et des produits chimiques… Il y en a bien assez dans l’air et dans notre alimentation. Cameron Diaz elle-même ne met plus de déodorant depuis bientôt 20 ans ! Alors pour tous ceux qui veulent tester de nouvelles choses, voici quelques recettes qui pourront vous aider !

Personnellement, au début, je ne mettais rien, puis simplement de l’huile de coco biologique, et je trouvais ça déjà très bien ! Ensuite, j’ai testé la recette très sympa et économique proposée dans cette vidéo de « On n’est plus des pigeons »,et elle convient encore mieux à toute la famille car elle est anti-transpirante :

  • Huile de coco bio hydratante et anti-bactérienne (à noter, elle durci en dessous de 25 degrés, et redevient de l’huile au-delà) : 20 grammes
  • Bicarbonate de sodium pour absorber l’humidité et neutraliser les odeurs : 30 grammes
  • Fécule de maïs pour absorber la transpiration : 20 grammes
  • On peut y ajouter 5 gouttes d’huile essentielle bio (à condition qu’elle ne soit pas photosensibilisante ou allergèneIl faut être prudent et bien se renseigner sur chaque huile ! Il faut aussi éviter les mélanges qui peuvent s’avérer dangereux et ne pas s’en servir avec des enfants de moins de 6 ans. De plus, une huile essentielle bio doit être « pure », « 100% naturelle » et « intégrale » (et dans l’idéal certifiée HEBBD : La dénomination HEBBD signifie Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie. Ce label de qualité signifie que les huiles essentielles sont entièrement définies à la fois sur le plan botanique (organe producteur de la plante, dénomination botanique latine exacte, chémotype, pays d’origine) et chimique (une chromatographie est réalisée pour chaque nouveau lot d’huile essentielle).
  • Ajouter un peu de beurre de karité bio pour les peaux vraiment sensibles
  • Placer dans la préparation dans un petit pot en verre (éviter le plastique tant qu’à éviter les produits chimiques !)
  • Mettre 30 minutes au frigo, et c’est bon ! Conserver à moins de 25 degrés et en mettre sur les aisselles comme une crème « dure » !

Sinon, il existe de nombreux sites où d’autres personnes proposent leurs propres recettes de déodorant « maison » testées et approuvées par elles, et chacun peut faire selon ses préférences :

Pour fini, j’ajouterai que l’huile de coco biologique peut remplacer beaucoup de produits  cosmétiques qui contiennent trop de produits chimiques (certains s’en servent même comme dentifrice !). Et chez nous, elle sert de crème pour le visage, le corps, les mains, de baume à lèvres, de masque pour cheveux, de déodorant… Elle sent très bon, dure longtemps, est anti-bactérienne, et qui plus est, elle est vendue dans un pot en verre qui sera bien sûr réutilisé ensuite (Zéro Déchet!) ! À vous de tester !

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