pair-3798371_1920L’AFP avait déjà surpris, il y a quelques temps, en publiant une infographie très controversée, tirée d’une étude parue en 2017 dans la revue Environmental Research Letters (voir page 5 du pdf),  qui préconisait d’avoir un enfant en moins pour réduire significativement son empreinte carbone. (Lire l’article ici… et voir l’infographie en question ci-dessous)

AFP

Désormais, pessimistes pour l’avenir de la planète ou simplement réalistes, certains écologistes dans l’âme ont décidé par conviction de ne pas avoir d’enfants, et cela surprend tout autant. Mais est-ce vraiment incompréhensible ?

Béa Johnson, dans son livre « Zéro Déchet« , préconise elle aussi de se limiter à 2 enfants par famille pour le bien de la planète. On peut supposer que la réponse serait ensuite d’adopter lorsqu’on souhaite agrandir son foyer.

Ne pas vouloir d’enfant semble radical, mais pour ces écologistes, c’est une nécessité. Pour la plupart, ce sont des personnes qui voulaient initialement des enfants, et qui, à mesure qu’elles se sont tournées vers l’écologie, renseignées, ont voyagé, constatant combien le plastique défigurait la nature, ou ont fait leurs études universitaires sur le sujet, ont vu leur conviction changer et leurs désirs avec. Les menaces qui pèsent sur l’environnement affectent d’ores et déjà les – bientôt – 9 milliards d’humains que nous sommes. Pour eux, être « Zéro Déchet » implique de l’être jusqu’au bout et de ne pas créer ce qu’ils craignent devenir « un petit pollueur ». Comment fera-t-on pour se nourrir, se loger, plus tard ? Voilà les questions angoissent ces réfractaires à la parentalité qui voient un avenir sombre devant nous.

Mais le plus dur pour ces écologistes est alors d’être compris de leurs proches : ils ne sont pas pris au sérieux, ou alors taxés d’égoïstes, ou accusés de cacher d’autres raisons de ne pas vouloir d’enfants. Et si cette décision peut sembler radicale, la question de la surpopulation se pose réellement, car elle est déjà un problème… Peut-être bientôt au point de ne plus parvenir à nourrir tout le monde ? Finalement, ne faudrait-il pas réellement réfléchir à la planète et à l’avenir qu’on laisse à nos enfants avant tout ? Avoir beaucoup d’enfants, est-ce prendre un risque pour l’avenir du monde ? La question se pose et c’est à chacun d’y réfléchir et de trouver la réponse qui semble la plus juste… Découvrir l’article sur France Infos…

S’impose alors la citation du philosophe et écologiste Pierre Rabhi :

« Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, mais aussi quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

Le cri d'alarme des 15000 scientifiques

On profite de ce petit article pour partager une courte interview de l’astronaute français Thomas Pesquet, en compagnie de l’humoriste Jamel. De retour de son périple de 6 mois sur l’ISS, il confie être d’accord avec le cri d’alarme des 15 000 scientifiques qui estiment que dans le pire des scénarios, nous avons tout juste 80 ans devant nous pour sauver l’environnement, avant d’atteindre un point de non-retour.

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